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accident

  • Pardonnable, impardonnable, Valérie Tong Cuong

    famille,mensonges,accident,culpabilité,règlements de compteMilo a douze ans. En faisant la course à vélo avec sa tante Marguerite, il dérape et s'effondre. Et avec lui toute la famille, ses non-dits, ses mensonges, ses tensions. Tandis que l'inquiétude dévaste ses proches, une vague de fond venue des profondeurs de leurs relations s'abat sur chacun d'entre eux. Elle ne fait pas dans le détail, les ravages sont conséquents. C'est l'heure des comptes et l'addition est salée.

    La culpabilité grignote Marguerite pout commencer, mais attaque progressivement Céleste et Lino, les parents de Milo. Pour d'autres raisons, à cause d'autres drames qui reprennent vie avec cette chute. Jeanne, la grand-mère, va aussi devoir éclaircir bien des points qu'elle pensait acquis. Pendant ce temps, Lino stagne ou progresse dans sa convalescence, éponge plus que sensible aux tensions qui l'environnent.

    Le personnage trouble de Marguerite n'est pas sans rappeler Mina, la jeune fille en perte de repères de L'Ardoise Magique. Comme ces produits chimiques totalement neutres quand ils sont utilisés seuls, et activateurs au contact d'autres éléments, Marguerite est un révélateur, un élément déclencheur.

    Pardonnable, Impardonnable, Valérie Tong Cuong (France). J'ai lu. 313 pages. 7, 50 €

    A lire aussi, de la même auteure :L'Atelier des Miracles.

    Catégories : Littérature Française 0 commentaire
  • Patients, Grand Corps Malade

    téléchargement.jpgOn connaît le bonhomme et sa silhouette bancale. Ses textes fins et sa voix fantomatique. On le connaît derrière un micro, aimé ou brocardé, auteur de textes courts et percutants. Le voilà aux commandes d'un format différent : 165 pages de retour sur soi, de confessions, de révélations intimes sur une exprérience fondatrice : l'accident, l'hospitalisation, le handicap, la rééducation. La découverte brutale et complètement inattendue, à 19 ans, d'un monde dont les valides ne connaissent que les contours, les parties émergées.

    C'est l'autre face de la question que Grand Corps Malade veut ici mettre à jour. Le handicap, ça peut être un fauteuil, certes, mais c'est aussi une liste incroyablement longue de contraintes, de situations où la dignité est mise à mal, de dépendance jusque dans les fonctions corporelles les plus primaires, de questions existentielles sur soi et son rapport aux autres. Le centre de rééducation, tel que le décrit Grand Corps Malade, c'est un lieu où règne la solidarité, souvent, mais aussi une certaine hiérarchie assez cruelle, établie tacitement sur l'observation de la diminution des uns et des autres. Des rapports cordiaux avec le personnel soignant, et parfois de l'exaspération.

    On en apprend donc beaucoup dans Patients. Mais pas n'importe comment : la plume de Fabien Marsaud est vive. Elle ne passe pas par quatre chemins et sait susciter des émotions fortes et diverses. On trouvera beaucoup d'humour et d'éclats de rire, donc, au fil des pages, mais les larmes ne sont jamais très loin non plus. Le plaisir de la lecture est en tous cas évident, car le style et l'observaton fine des situations et des personnes se rencontrent de façon extrêmement efficace.

    Patients, Grand Corps Malade (France). Points. 165 pages. 5, 70 €.


    Chanter et écrire : Y revenir, de Dominique A.

     

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