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  • Les Mange-Rêve, Jean-Luc Le Pogam

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    2034. Une période de froid extrême s'abat sur l'Europe, condamnant les calmes rivages de l'ouest à se figer dans la glace la plus épaisse. Car le climat, au même titre que d'autres mesures, est un bon moyen de contrôler les populations trop avides de liberté. Bogdich, le président, ne se prive pas des atouts technologiques à sa disposition pour réduire en cendres tout embryon de liberté. Après s'être attaqué au climat, il anéantit toute possibilité de rêver ou de penser. Ses redoutables brigades Mange-Rêve traquent les sources de plaisir et de connaissance : livres, musique, journaux sont des armes anti-régime traquées dans les moindres recoins. Leurs propriétaires s'exposent au pire.

    Dans cet environnement impitoyable, trois amis adolescents se retrouvent en première ligne. Leur prof de guitare a été sauvagement agressé, les parents ne donnent plus signe de vie, et le beau-père de l'un des trois serait membre des milices Mange-Rêves ! Accompagnés de deux grands-pères au passé d'aventuriers surentraînés, ils vont traverser la glace à bord de cataskis -le nouveau nom donné aux catamarans en cette période cauchemardesque où l'eau n'existe plus qu'à l'état solide- pour échapper aux tyrans et retrouver leurs proches. Mais bien des embûches parsèment leur aventure à la voile, et l'équipage, en route vers le nord, aura à subir bon nombre d'avaries.

    Roman d'aventures et d'initiation à destination des adolescents, les Mange-Rêve, comme tout bon roman d'anticipation, propose aussi une réflexion sur la liberté et le pouvoir. Un souffle d'air (très) frais à recommander également aux adulltes.

     

    Les Mange-Rêve, l'Enfer Blanc (Tome 1 de la trilogie), Jean-Luc Le Pogam.

    Editions Slalom

    Catégories : Littérature Française, Littérature jeunesse 0 commentaire
  • Faux départ, Marion Messina

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    On ne se retourne pas sur Aurélie si on la croise dans la rue, il ne faut pas non plus compter sur elle pour mettre l'ambiance dans une soirée. Aurélie est une discrète, voire une invisible, une solitaire. Issue d'un milieu modeste, promise par ses capacités scolaires à une école que ses parents la dissuaderont d'intégrer, Aurélie éprouve au plus profond l'expérience de l'ennui, le vrai, sur les bancs de la fac, comme dans la vie en général. De Grenoble, elle déplace son ennui à Paris, une ville-ogresse qu'elle conspue tout en en devenant intimement dépendante.

    Entre les deux villes, il y a eu la rencontre avec Alejandro, un étudiant colombien qui fait s'éloigner l'ennui en faisant battre son cœur. Amoureuse, elle est aussi ouverte au monde par cette rencontre : cinéma, musique, débats redonnent du sens à son existence. Mais les contes de fées ne sont pas si fréquents, et Aurélie fait l'épreuve de l'entrée dans la vie professionnelle. Déception amoureuse, boulots mal payés, exigeants en horaires et en déplacements, peu reconnus, aiguisent son regard sur la société qui l'entoure.

    Roman d'initiation très éloigné de l'eau de rose, Faux Départ fait la part belle à un style incisif et direct, d'une modernité absolue dans son regard et ses réflexions.

    Faux départ, Marion Messina (France). J'ai lu..

    7, 10 €. 221 pages

    Catégories : Littérature Française 0 commentaire